Décrivez Raspail en une phrase?

Raspail est un jeu de rôle médiéval, dans un univers uchronique situé en Autriche vers 1380 avec un système de jeu riche et complexe, supporté par l’équivalent d’un Wiki, la Sybille, et par Erectus, un outil en ligne pour faire Perso, Créatures et le reste. Shazam! 

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Si je joue, mon perso, il a l’air de quoi?

Socialement, votre Personnage a une famille (ou un clan), et il est le fidèle d’une religion (ou athée). L’aspect religieux est très important et a beaucoup de conséquences concrètes sur le jeu.

Votre personnage exerce une des 5 professions, que l’on nomme classe (érudite, guerrière, sorcier, prêtresse, voleuse). Il a 9 caractéristiques (4 physiques, 4 mentales et une magique) et des compétences qui en découlent.

Est-ce que je vais rouler des dés?

Oui, mais vous allez aussi jouer des cartes!

Sans blague, cela dépend de votre MdeJ. Mais Raspail est plus proche du jeu de rôle de simulation que du jeu de rôle d’atmosphère. Ce qui veut dire que vous risquez d’en rouler, des dés.

À moins d’utiliser le site Roll20 (notre programmeur maison a créé des scriptes pour y jouer).

Est-ce que je joue un Héros, ou un rien du tout?

Oui et non.

Oui : votre personnage a des Cartes de Compétences qui lui permettent de faire des actes héroïques à la tonne. Or, seuls les personnages joueurs en ont. Votre personnage a donc tout un avantage sur le restant du monde!

Non : le système de jeu de Raspail fait en sorte qu’un Orc, au premier niveau, est terriblement dangereux. Qu’il est dangereux au 5è niveau, et qu’il reste un adversaire potentiel au 10è niveau. Bref, débuter un combat à Raspail, c’est de jouer avec le feu…

Est-ce qu’on a des missions ou bien on se bat partout et avec n’importe qui?

Théoriquement, les scénarios et surtout les campagnes sont construits autour du fait que les Joueurs et Joueuses sont membres d’une Main. Les personnages reçoivent donc des missions, et souvent des missions secondaires.

Mais on peut aussi jouer à Raspail sans être membre d’une Main.

Est-ce qu’il y a des niveaux? Parce que j’aime ça, moi, monter de niveau…

Oui, les personnages montent de niveau. Mais, entre autres, cela n’augmente pas nécessairement votre nombre de Points de vie. Donc, monter de niveau vous permet de modifier vos caractéristiques et vos compétences ainsi qu’apprendre de nouveaux Sorts.

De plus, monter de niveau vous permet de jouer des cartes contre des créatures de haut niveau… Ce qui n’est pas un avantage à dédaigner si vous voulez, un jour, occire votre Dragon noir!

Si je dois comparer Raspail et D&D, ça donne quoi?

D&D est un système où, lorsque vous montez de niveau, les monstres que vous rencontrez l’ont également fait. Et, si vous rencontrez des monstres plus bas que vous, vous les balayez. Évidemment, le contraire est également vrai.

À Raspail, le système de jeu est plus du type bac à sable. Parce que les personnages ont des cartes héroïques en main, et que le MdeJ ne les connait pas (il y a plus de 700 cartes différentes dans le jeu complet), le MdeJ ne sait pas exactement ce que les personnages peuvent réussir…

De même, le MdeJ a aussi des cartes qui influencent le jeu.

À cause de cela, un Orc 1er niveau pourrait faire très mal, voir tuer (mais bon, la possibilité reste minime, n’ayez pas trop peur), votre personnage 10e niveau.

Cependant, la réciproque est vraie : tout le monde a encore en tête le nain Rô (joué par André) qui a foncé sur une Lich alors que le combat était nettement en défaveur du groupe. Les gars autour de la table se regardaient, en se demandant si André n’était pas devenu fou. Et là, surprise! Le nain assomme d’un seul coup le gros big boss du donjon, grâce à une carte. La foule était en délire (sauf le MdeJ un peu dépité quand même)!

Pourquoi je jouerais à ton jeu hyper compliqué?

De un, point tu n’es obligé de le faire. Vous avez actuellement une version bêta du jeu qui nécessite beaucoup de polissage (l’essentiel est là, mais c’est bourré de fôtes, il manque des illustrations (on recherche ardemment des illustratrices et illustrateurs! Et etc. Le jeu est prêt mais sous une forme un peu brute).

De deux, ce jeu n’est pas conçu pour être joué en famille, dans le sens de. Il s’adresse à des joueurs qui aiment s’investir dans la création de personnages et qui aiment avoir des tonnes de possibilités. Des milliers de tonnes. Parce que le jeu est complexe, il offre des combinaisons infinies…

D’un autre côté, le fait que le jeu se situe dans un contexte historique permet de comprendre assez facilement le monde. Tout le monde connait la religion catholique, islamique et shinto. Tout le monde connait l’Autriche. Tout le monde connait les technologies disponibles vers 1380.

Et puis, tout le monde connait les Orcs, ou les Nains, ou les Menuhommes (comme le nom ne l’indique pas, c’est une race empruntée en partie sur un autre univers que l’on n’a pas le droit d’utiliser…).

Enfin, quand je dis tout le monde…

J’ai entendu dire, entre les branches et les racines, que Raspail est un jeu de cartes. C’est vrai? Comme Magic?

Non.

Oui, il y a des cartes à Raspail… Quelques fois, vous pouvez vous retrouver avec près de 40 cartes en main. Mais ce nombre diminue assez rapidement à votre grand malheur. Utiliser la bonne carte, au bon moment, est toujours une jouissance intense à Raspail.

Non, car vous pouvez jouer à Raspail sans les cartes. Les cartes donnent le gros plus qui démarque Raspail des autres jeux de rôle. Mais sans les cartes, vous avez un jeu complet qui ressemble à un croisement plus entre des classiques comme Rolemaster et le système de Chaosium (Hawkmoon, L’Appel de Chlulhu…).

De toute façon, c’est toujours la même chose avec les jeux de rôles : le Maitre de Jeu, ce n’est pas drôle comme rôle…

Cela fait près de 40 ans que je suis MdeJ. Et, si certains jeux étaient plus trippants que d’autres à organiser (jouer à Hurlement était vraiment différent!), c’est vrai que cela peut devenir un peu redondant à la fin…

D’où, un système de jeu bac à sable (voir Si je dois comparer Raspail à DandD, ça donne quoi?) et le fait que le MdeJ a le droit à ses cartes…

Les cartes du MdeJ sont de trois sortes : celles qui modifient l’environnement (un personnage met le feu à la pièce), celles qui affectent un personnage directement (le personnage glisse à terre) ou celles qui affectent un personnage non joueur (le Kobold fait 3d6 PV de dégât de plus à sa prochaine attaque).

Mais si le MdeJ peut toujours faire ce qu’il veut, de toute façon, pourquoi ces cartes?

Ma longue expérience du jeu de rôle m’a appris que, si je ne veux pas briser mes amitiés, quelques fois, je ne peux pas me permettre de faire tomber un piano à queue sur un personnage au mauvais moment.

Mais maintenant, j’ai des cartes. Et, quand je joue une de mes cartes, oui les Joueurs m’en veulent un peu, mais mon intervention est limitée par le pouvoir de la carte. Et cela fait partie du jeu. J’aime beaucoup entendre cette phrase : merde, il va jouer une carte! Et là, tout peut basculer… Ou pas.

Le plaisir de jouer une carte du MdeJ, le plaisir de préparer des scénarios sans vraiment savoir comment les personnages vont passer au travers font en sorte que, plus que jamais, j’ai l’impression de contribuer à l’élaboration de l’histoire, et non plus de dicter, carrément.

Évidemment, Raspail n’est pas fait pour un MdeJ qui veut tout contrôler.

Absolument pas.

Bon oui, vous avez un site internet avec de belles images… Mais qui n’en a pas?

Heu… Ben nous. On cherche des illustratrices ou des illustrateurs… On paie en sourire… :  )

C’est bien beau d’avoir inventé un nouveau système (un de plus!), mais bon, il faut aussi des scénarios : de plus de deux pages si possible!

De ce côté-là, vous risquez d’être surpris… Nous offrons quelques scénarios gratuitement, qui varient entre quelques pages et une quarantaine, et une campagne Le Bastion, qui fait à elle seule, près d’une centaine de pages.

Dans la section payante, nous avons des campagnes de 100 pages et plus. Notre plus longue campagne fait environ 250 pages.

Cela fait maintenant plus de 5 ans que l’on rode Raspail. Nous avons même commencé une campagne noire où vous incarnez des Orcs, des Trolls, des Gnoles, des Tritons ou même des Sirènes… Qui ont comme objectif d’envahir la Surface, et de détruire Raspail!

Pis les monstres, ils ont l’air de quoi, les monstres?

Ahhhhh, les monstres… Quelle belle question! En gros, nous avons décidé de retourner aux sources pour les créatures (une formation en histoire est plus utile que l’on pense…). Qu’est qu’un Minotaure vraiment? Un Cyclope? Un Ange?

Nous avons aussi revisité les créatures fantastiques que tout le monde connait : les Orcs, les Feys, les Elfes, les Araignées géantes…

Nous avons également décidé de nous servir de ce que la nature a de plus incroyable à nous offrir : les atrocités de Raspail sont en fait des créatures réelles des profondeurs, légèrement modifiées… Rencontrer une Éponge carnivore Chondrocladia lyra, cela fait toujours son effet.

Finalement, il y a les animaux communs, ours, loup, etc., et les créatures que nous avons totalement inventées, comme le Lombric de Dieu, ou l’Avorton de la Mère Machine du Dragon d’Or…

Tout cela fait en sorte que les Joueurs et les Joueuses, quand iels font face à une créature, ne savent pas vraiment à quoi s’attendre…

Des heures de plaisir!

Moi, je ne joue pas si ma Sorcière ne peut pas lancer des Fireball et des lightlingbolt! À la tonne!

Hum… Tu vas être déçu. Très déçu, même.

Dans ce jeu, les pouvoirs manatiques (Sorts, Sortilèges, Rituels et Runes) sont surtout du type support. C’est-à-dire que la magie sert à modifier l’environnement ou les capacités des autres personnages, y compris celles des adversaires. Mais il y a très peu de magie qui fait directement des dégâts de Points de Vie.

Vous voulez faire mal? Utilisez une grosse arme.

La magie ne concurrence pas directement les armes. Au contraire, la magie devient un complément, une option, là où les armes ne sont plus nécessairement la solution au problème.

Comment fonctionne les cartes?

Les Joueuses peuvent avoir jusqu’à une quarantaine de cartes différentes (Destin, Compétences, Botta, Bénédiction…) en main. Celles-ci sont jouées pour influencer un combat ou un événement.

Les personnages n’ont pas le droit de se montrer leurs cartes, ou même d’en discuter. Il n’y a pas de partie de Raspail sans surprise majeure! Une Joueuse ne peut donc pas dire à un autre joueur quoi faire : elle ne connait pas les cartes de l’autre!

Certaines parties, il peut y avoir une cinquantaine de cartes qui ont été jouées et durant d’autres parties, aucune.

Généralement, les situations plus stressantes obligent les Joueurs à jouer plus de cartes. Ceci étant dit, il peut arriver qu’une situation de vie ou de mort se résout par… une seule bonne carte, jouée au bon moment (jouissance!).

Les cartes sont de toutes sortes : certaines ont des effets très généraux (donner un bonus a une compétence ou augmenter les chances d’avoir un critique), d’autres sont, au contraire sont très spécifiques (plier des barres de métal, toucher un petit mécanisme à distance).

Raspail existe depuis combien de temps?

L’essentiel du jeu a été créé en 2012-2013 par un groupe d’une dizaine de joueurs et joueuses.

Puis, il s’est rajouté deux autres groupes pour un total d’une vingtaine de joueurEs et de deux MdeJ.

Si le système de jeu a subi de grands changements depuis 2012, l’histoire, le monde, est lui, resté assez stable.

Vous avez donc sous les yeux un jeu complet, mais sans de vrai travail d’éditions : il manque des images, et la révision des textes.

Vous pouvez évidement utiliser Raspail sans utiliser son monde (le système de jeu permet de détacher le monde du jeu lui-même) ou bien utiliser une version légère du système de jeu et de bien profiter des histories de la Marche de Raspail et de son puits noir.

Le monde de Raspail en quelques définitions

Du plus important au moins important…

Une Main : groupe de personnage qui joue le rôle de policiers - enquêteurs dont le but est de contrer les agissements du Noir.

Le Noir : Une des 4 grandes Puissances qui tentent de contrôler le monde. La Puissance noire est dirigée par les Dragons – heu – noir (que l’on voit quelques fois sortir de la terre…), et ils habitent le sous-sol de la planète. On nomme cet endroit Soutaire.

La Puissance blanche vit dans le Ciel, et sur la Surface d’une partie de la terre, soit l’Europe et le bassin méditerranéen. Elle est dirigée par les Dragons de l’Air (ou Dragon blanc). Ont ne voit jamais ces Dragons…

La Puissance nature contrôle le restant de la Surface, soit l’Asie, l’Afrique et les Amériques… Les Dragons natures dirigent cette Puissance de leur trône situé au Japon.

La Puissance Outremonde, la dernière des 4 Puissances, est tout à fait différente de ses consœurs : elle réside dans les Outres-mondes, dans les mondes parallèles, dans les Enfers, dans le passé, le futur… Elle n’est pas dirigée par des Dragons. Puissance du Chaos pour certains, elle est, sans doute, la pire menace qui plane sur Raspail.

Raspail est un gros bourg cosmopolite au centre d’une vallée Autrichienne, qui est incorporé à une Marche, la Marche de Raspail, dirigée par une Marquise, qui elle-même est rattachée à un royaume, celui des Hautes Plaines.

Ce Royaume est un peu l’équivalent de l’ancien Saint-Empire Germanique.